Bosnie sur écran

Cinéma
Dernière date: 18 juin 2014 19:30

SAISON BOSNIENNE EN SYLDAVIE
en partenariat avec l'Assemblée européenne des Citoyens, BH info, le Courrier des Balkans, l'Institut français de Bosnie-Herzégovine, l'association Paris-Sarajevo et l'UFR d'Etudes slaves de la Sorbonne

Trnopolje, un été oublié
Un film de
Zabou Carrière, Jean-Baptiste Delplas et Taina Tervonen
2012 - France - 55 minutes

Mai 1992, début de la guerre de Bosnie. L’école du village de Trnopolje, au nord-ouest du pays, est transformée en camp de concentration par lequel transiteront environ 25 000 personnes, toutes non serbes. Un nettoyage ethnique systématique qui, en quelques mois, transforme une région multiethnique en région "propre", uniquement serbe.Vingt ans après, l'école de Trnopolje est de nouveau une école, avec des élèves serbes et bosniaques. Des familles bosniaques déportées pendant la guerre sont revenues, ont reconstruit leur maison et scolarisé leurs enfants. Il ne reste aucune trace du camp, ni dans les livres d'histoire, ni dans le village. Le camp n'existe plus que dans la parole des victimes et des témoins, comme celle de Nedzad, ancien prisonnier et concierge de l'école, de Rasma, mère de détenu, ou de Mirela, enfant pendant la guerre. Le silence est-il le prix à payer pour continuer à vivre ensemble ? Combien d'années, combien de générations faudra-t-il pour que la parole se libère - ou pour que l'histoire du camp se perde dans le silence ?

Taska, ma Taska !

Un film d'Antoine Chaudagne   
2013 - France - 28 minutes

Quinze ans après la guerre de Bosnie-Herzégovine, tout semble normal à Mostar. Les reconstructions sont bientôt terminées, les cars de touristes reviennent en masse, les habitants vivent au rythme des terrasses de café. Après une longue absence, l'étrange Salvatore revient dans sa ville natale et nous en restitue une réalité bien différente de celle des cartes postales et des discours officiels.

Kamen (Les Pierres)
Un film de Florence Lazar   
2014 - France - 70 minutes

Depuis plusieurs années, l’Eglise orthodoxe de la République Serbe de Bosnie et les nationalistes serbes se construisent un passé fabriqué de toutes pièces. Dans la ville de Trebinje, à la pointe sud du pays, cela se traduit très concrètement par l’élévation d’églises bâties à l’image d’anciennes églises, l’exhumation de fausses ruines archéologiques et le démantèlement d’une forteresse austro-hongroise qui permet d’alimenter en pierres "authentiques" la construction, à l’est du pays, d’un faux village ancien qui va servir de décor de cinéma pour le prochain film d’Emir Kusturica avant de devenir un site touristique. Cette affaire de vieilles pierres est loin d’être anodine. Exhumer, transformer et déplacer les pierres renvoie à des déplacements qui ont bouleversé la Bosnie entre 1992 et 1995 : les viols, massacres et déportations massifs des populations Bosniaques (musulmanes). Le film part à la rencontre des acteurs de cette falsification et témoins de ces transformations à travers la visite de lieux de mémoires réels et falsifiés. Cette histoire où se disputent pouvoir et religions, nationalisme et mémoires individuelles renvoie aux tensions géopolitiques propres aux fondations de l'Europe. Elles en sont même le point aveugle. Kamen, terme qui signifie "pierre" en bosniaque, en serbe et en croate, interroge l’état d’une société d’après-guerre, qui établit ses nouveaux fondements nationaux et religieux sur un déni et un effacement de la mémoire d’un peuple, par la réécriture et la falsification de sa propre histoire.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

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  • 18 juin 2014 19:30
 

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