Ô ma Bosnie, mon soupir
en partenariat avec l'Assemblée européenne des Citoyens, BH info, le Courrier des Balkans, l'Institut français de Bosnie-Herzégovine, l'association Paris-Sarajevo et l'UFR d'Etudes slaves de la Sorbonne
textes traduits par Azra Sadiković–Čakrama et Thibault Joubert
adaptation et mise en scène Sava Andjelković
avec Marie Karas-Delcourt, Monika Milivojević, Ivana Radovanović et Ermina Sadić
chants d'Amira Medunjanin, Jadranka Stojaković, Zehra Deović, Safet Isović, Himzo Polovina, Nedžad Salković, Zvonko Bogdan, Halid Bešlić/Indeksi, Mostar sevdah reunion et Urban sevdah
production Atelier théâtre serbo-croate de l’UFR d’Etudes slaves de la Sorbonne
La sevdalinka, chant lyrique de Bosnie, relève de la poésie d'amour et exprime la langueur amoureuse. Le mot vient (par l'intermédiaire du turc ottoman) de l'arabe "sawdâ" – "bile noire" (ce qui correspond exactement à l'étymologie grecque de "mélancolie"), humeur censée provoquer un sentiment d'abattement et d'irritabilité. La sevdalinka, mélancolique mais parfois aussi érotique, liée par ses thématiques à un milieu patriarcal clos, exprime directement des sentiments comme le ferait une confession, ce qui permet au sujet lyrique de donner libre cours à ses émotions, de se libérer en partie de sa tension psychologique. Elle est probablement née au 16ème siècle, après le passage de la Bosnie sous le pouvoir ottoman, et elle fait preuve de sa vitalité en étant toujours bien présente aujourd'hui. Issue des milieux musulmans urbains, elle s'est étendue aux autres territoires de langue BCMS. La première sevdalinka retranscrite l'a été vers 1720.
Ce spectacle poétique, composé de vers destinés avant tout à être chantés, vise à montrer toute la valeur des sevdalinke : celles-ci furent au départ conçues par des représentants de la population musulmane des villes de Bosnie-Herzégovine, d'où le recours à des photographies des villes de Mostar, Sarajevo, Banja Luka, Tuzla... pour accompagner des mélodies chantées par les meilleurs interprètes de ce genre musical spécifique. Nous avons choisi pour cette représentation des sevdalinke d'auteurs anonymes qui évoquent les villes de Bosnie-Herzégovine, et des poésies où domine la sensibilité de la poésie slave orientale, tant dans les textes que dans l'interprétation musicale et vocale.
Avec le soutien de la Commission FSDIE (Paris-IV Sorbonne) et de l'Atelier parisien de langues et de cultures slaves
Tarifs : 15 € (plein) - 10 € (réduit) - 5 € (passeport syldave). Les bénéfices seront reversés à la Croix Rouge au profit des victimes des inondations en Bosnie-Herzégovine
Réservation : 01 40 24 00 55
Toutes les Dates
- 16 juin 2014 20:30
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