Danse de la vie et de la mort, exposition d'Ania Winkler

Photographie
Dernière date: 5 octobre 2012 00:00

"Cette exposition est née d’une recherche commune avec le Laboratoire Impossible autour du thème du voyage. Voyage comme un processus de création, mais aussi et avant tout voyage comme une métaphore d’un cheminement vers la mort. Ainsi, nous avons repris ensemble le motif de la danse macabre véhiculée comme thème symbolique depuis le Moyen-Âge.

Cette image contient en elle les notions de la transition, du passage, de l’impermanence,  de la fragilité d’une vie humaine, de l’effort d’avancer dans le temps. Elle me renvoie aussi à des signes, à des choses entrevues auprès des Tsiganes lorsqu’ils m’ont accueillie en Slovaquie, en Pologne. Le rapport à l’absolu, à notre passage ici.
Le titre de cette exposition pourrait aussi bien être L’insoutenable légèreté de l’être (Kundera), ou bien encore De la vie des marionnettes (Kleist) …

Laboratoire Impossible est un théâtre des recherches sur la voie de création initiée  par Tadeusz Kantor. Le metteur en scène polonais le plus important du XXe siècle qui explore le thème de la mémoire individuelle et collective, le processus du souvenir, interroge notre conscience de la mort, creuse du côté du non-jeu, des prédispositions propres et de l’individualité de l’acteur. Laboratoire Impossible poursuit cette ligne de recherches en revenant sans cesse à la question : " Pourquoi le théâtre de la mort ?".

Le projet d’exposition, né de notre rencontre, est la première étape de nos recherches communes autour de la symbolique de l’image et du rôle de la photographie dans le processus de la mémoire." Ania Winkler

Origines de la danse macabre :   La danse macabre est un élément, le plus achevé de l’art macabre du XIV au XVI siècle. Par cette sarabande qui mêle morts et vivants, la danse macabre souligne la vanité des distinctions sociales, dont se moquait le festin, fauchant le pape comme le pauvre prêtre, l’empereur comme le lansquenet.                   Tout au long du XVe siècle et au début du XVIe ce thème est peint sur les murs des églises et dans les cimetières d’Europe du Nord. Il est diffusé à travers l’Europe par les textes poétiques colportés par les troupes de théâtre de rue.

D'origine polonaise, Ania Winkler étudie au département Image de l'Ecole Nationale de Cinéma (PWSFTitv) de LODZ et précédemment à l'Ecole Nationale de Photographie à PRAGUE, (FAMU). Elle travaille longuement avec la metteur en scène et comédienne Catherine Andrault, (Marie Tudor, Romano Jilo, On a marché sur la Butte, L'Ange sur le toit, etc.) ainsi que pour d'autres metteurs en scène (Mike Sens, Cie Triade Nomade, Cie Mac et les gars, etc.).
Elle est également cadreuse, et chef opératrice.

En savoir plus sur Ania Winkler, artiste associée de la Maison d'Europe et d'Orient

Entrée libre
Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h.
L'exposition est visible sans nécessité de réservation du 1er au 5 octobre. 

Cette exposition a lieu dans le cadre du cycle Langues de cuisine, la semaine de la diversité linguistique à la Maison d'Europe et d'Orient.


 

Lieu
Maison d'Europe et d'Orient
Activité
Exposition

 

Toutes les Dates


  • Du 1 octobre 2012 00:00 au 5 octobre 2012 00:00
 

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