Vient de paraître !
LES DESCENDANTS
(2012)
de Sedef Ecer
Préface de François Rancillac
En coédition avec les éditions de l'Amandier
Dans un observatoire astronomique, des orphelins de guerre, élevés loin de chez eux, s'interrogent sur leur passé : sont-ils les enfants des victimes ou des bourreaux ? Comment avancer s'ils ne connaissent pas l'histoire qui les a fondés ? Mais est-ce vraiment avancer que de déterrer les secrets du passé ? Et si le meilleur ami se révélait être descendant des ennemis de naguère ? Et pourquoi bâtir une identité sur les combats des générations précédentes ?
Mille et une questions traversent la pièce de Sedef Ecer, auteure turque et francophone, qui s'est nourrie des multiples débats et ateliers qu'elle mène depuis des mois ici et là, avec de jeunes comédiens et étudiants arméniens et turcs, allemands et français, ainsi que des rencontres avec des intellectuels et des personnalités de ces pays qui ont été, à un moment de l'Histoire, en conflit avec leur voisin.
Les Descendants a été présenté dans la capitale arménienne, Erevan, devant un public qui avait de la peine à cacher son émotion. C'est, en effet, une des rares fois qu'une auteure dramatique turque ose interpeller l'opinion de son pays, à propos d'une tragédie qui pèse lourdement sur l'histoire de son pays.
Sedef Ecer est née en 1965 à Istanbul. Romancière, auteure dramatique, scénariste, traductrice et journaliste, elle pratique plusieurs formes d’écriture en turc et en français. Comédienne, elle a joué dans plus de vingt longs métrages, des téléfilms et des pièces de théâtre. Elle a reçu divers prix et nominations en France, en Suisse et en Turquie.
ISBN 978-2-915037-73-9 / 15 euros

JUSQUE DANS LES CHIOTTES
Comédie tchétcène (pas toujours très drôle)
(2004)
de Yoann Lavabre
Prise d’otages spectaculaire ou spectacle d’une prise d’otages ? Cette histoire, tout le monde la connaît. C’était en 2002. Un commando de séparatistes tchétchènes prit en otages les spectateurs d’une comédie musicale au théâtre de la Doubrovka à Moscou. Mais pourquoi un théâtre ? Ces combattants désespérés (et donc dangereux) d’une cause oubliée se placent là où nul ne peut plus les ignorer, dans la perspective de prince Vladimir Poutine, qui promit de les « buter jusque dans les chiottes ». Ayant investi les lieux, les rebelles décident d’utiliser l’outil, qui est tombé entre leurs mains, pour ce qu’il est. Et ils vont donc en faire, à leur façon, du théâtre.
Jusque dans les chiottes. Comédie tchétchène (pas toujours très drôle) a obtenu l’aide d’encouragement de la commission d’aide à la création d’œuvres dramatiques du ministère de la Culture en 2005. La pièce a ensuite été lauréate des journées des auteurs de théâtre de Lyon en 2005, puis a remporté en 2009 le concours Nouvelles Écritures organisé par quatre théâtres du Val-de-Marne.
Yoann Lavabre est né en 1973 à Rabat, au Maroc. Comédien à ses débuts puis metteur en scène, administrateur et parfois même régisseur, il est aujourd’hui directeur du théâtre de Guyancourt, La Ferme de Bel Ébat. Revendiquant sans détour une conception politique du théâtre, il élabore une œuvre parfois frontale, mais qui n’est pas pour autant dénuée d’humour et d’autodérision.
ISBN 978-2-915037-75-3 / 12 euros
PAUVRE DE MOI, LA CHIENNE ET SON NOUVEAU MEC
(Biedny Ja, Suka i Jej Nowy Koleś, Varsovie 2005)
de Michał Walczak
traduit du polonais par Sarah Cillaire et Monika Prochniewicz
préface de Piotr Gruszczyński
Texte traduit à l’initiative d’Eurodram – Réseau européen de traduction théâtrale,
avec le soutien du programme Culture de l’Union Européenne,
et publié avec le soutien du Centre national du Livre,
et de l’Institut du livre de Pologne
Pauvre de Moi, La Chienne et Son Nouveau Mec sont les personnages de cette pièce qui rejoue, sur un mode « méta-théâtral », les péripéties du triangle amoureux : les couples vont se faire et se défaire au gré de trois actes précédés d’une « Préhistoire », qui sort d’emblée la fable de son cadre dramatique et nous invite, déjà, à la déconstruction. La quête de l’histoire, au sens scénique et existentiel, constitue en effet le leitmotiv de Michał Walczak. Quête rendue déconcertante par la démarche linguistique de l’auteur, qui enchaîne les registres et joue sur l’artifice comme sur la vacuité du discours. Dépourvus de nom et de rôle, dépouillés et impuissants, les personnages s’inscrivent dans la rupture et prennent conscience que l’histoire leur échappe. Le subterfuge du vaudeville sentimental permet surtout à Michał Walczak de se livrer à une analyse des mécanismes amoureux qui reproduisent les rapports de domination. Son écriture incisive et engagée, qui remet en question les mythes nationaux, avec une omniprésence du grotesque, lui donne son aspect étrange et sa facture originale.
Michał Walczak est né en 1979 en Pologne. Diplômé de l’académie d’Art dramatique de Varsovie, auteur et metteur en scène, il remporte dès ses débuts un véritable succès. Ses pièces ont été récompensées et représentées partout en Pologne, et largement traduites en Europe. On a pu notamment les voir, dans l’espace francophone, au Théâtre Sorano à Toulouse et au Théâtre Silvia-Monfort à Paris.
ISBN 978-2-915037-62-3 / 12 euros
A LA PERIPHERIE
(2010)
de Sedef Ecer
préface de Gilles Boulan
Ouvrage publié en coédition avec les éditions de l’Amandier,
avec le concours du Centre national du Livre
et de l’Association Beaumarchais.
Dilcha et Bilo ont quitté leur campagne pour s’installer sur la colline des anges et des djinns, près de la grande ville. Empoisonné par les rejets de l’usine toute proche, le quartier se transforme peu à peu en bidonville. Vingt ans plus tard, au pied d’une nouvelle usine tout aussi toxique, Tamar et Azad sont bercés de rêves par la « Sultane du périph », icône d’une télévision populiste. Dans leur quartier menacé de destruction à tout instant, les deux jeunes s’accrochent à l’espoir de partir à leur tour. Et partent.
Sedef Ecer écrit l’exil, l’identité déracinée. Histoires, temps, espaces parallèles, À la périphérie fait alterner action et récit pour livrer une parole nue, chargée d’émotion et d’humour.
« La beauté de la pièce tient à cette détermination naïve qui pousse les deux jeunes gens à préserver l’espoir malgré la dureté de l’épreuve. La violence n’est pas évacuée et la dénonciation est sans ambiguïté. Mais les personnages conservent une sorte de distance fataliste, et l’utilisation de la métaphore éloigne la pièce d’un réalisme sordide pour lui insuffler la grâce d’un conte oriental. » Gilles Boulan.
À la périphérie a été écrite dans le cadre du programme Résidence d’écrivains en Île-de-France et a obtenu le Prix d’écriture théâtrale de Guérande en 2011.
Sedef Ecer est née en 1965 à Istanbul. Romancière, auteur dramatique, scénariste, traductrice et journaliste, elle pratique plusieurs formes d’écriture en turc et en français. Comédienne, elle a joué dans plus de vingt longs métrages, des téléfilms et des pièces de théâtre. Elle a reçu divers prix et nominations en France, en Suisse et en Turquie.
ISBN 978-2-35516-159-9 / 12 euros

Vient de paraître
